Ne pas attendre les commandes au restaurant : une règle simple… qui fait la différence

Quand on débute dans la livraison, on fait souvent la même erreur : attendre. Attendre au restaurant, attendre “encore deux minutes”, attendre parce que le serveur a dit que « c’est presque prêt ». Et pourtant, avec un peu d’expérience, on comprend vite une chose essentielle : le temps perdu au restaurant est le pire ennemi de la rentabilité.

Dans la grande majorité des cas, il ne faut pas attendre plus de deux minutes. Et parfois, il faut même repartir immédiatement. Ce n’est pas de l’impatience, ce n’est pas de la mauvaise volonté : c’est simplement une question de logique économique.

Bien sûr, il existe des exceptions. Si vous connaissez bien le restaurant, que vous savez qu’il est généralement rapide, que le serveur vous dit clairement que la commande sort dans deux minutes, ou que vous voyez le sac en train d’être rempli sous vos yeux, alors oui, vous pouvez attendre un peu. Dans ce cas précis, l’attente est rationnelle, car elle est courte et presque certaine.

Mais en dehors de ces situations très claires, attendre est une erreur. Si le personnel est flou, s’il faut “encore voir en cuisine”, si personne ne semble vraiment savoir où en est la commande, ou si vous sentez simplement que ça traîne… partez. Faites confiance à votre feeling. Avec le temps, ce sixième sens devient extrêmement fiable.

Il y a aussi un autre cas particulier à prendre en compte : les commandes à forte prime. Si la rémunération est élevée, ou si vous vous trouvez loin d’une zone de forte densité de commandes, notamment en après-midi quand c’est calme, alors attendre un peu peut se justifier. Mais même dans ce cas-là, la limite est claire : jamais plus de cinq minutes à huit minutes. Au-delà, ce n’est tout simplement plus rentable.

Il faut toujours garder une chose en tête : si vous attendez dix, quinze, voire vingt minutes pour une commande, ce temps est perdu à jamais. Sur cette même durée, vous auriez souvent le temps d’accepter deux, trois, parfois même quatre commandes, et d’avancer déjà sur une partie du trajet vers les clients, selon le moment de la journée. L’attente vous donne l’illusion de sécuriser une livraison, alors qu’en réalité, elle bloque votre capacité à en enchaîner d’autres.

Il existe néanmoins une dernière exception, très pragmatique celle-là. Vous pouvez attendre dix ou vingt minutes si — et seulement si — vous utilisez ce temps à autre chose d’utile. Envoyer un mail important depuis votre smartphone, manger rapidement, fumer une cigarette, faire une petite réparation sur votre scooter, ajuster un support téléphone, vérifier la pression des pneus… Dans ce cas, le temps n’est pas perdu. La commande se prépare pendant que vous vous occupez, et quand vous avez terminé, vous repartez directement livrer.

La règle générale reste pourtant simple : on ne fait pas la queue dans les restaurants. Un livreur rentable est un livreur en mouvement. Il roule, il enchaîne, il optimise. Attendre doit rester l’exception, jamais la norme.

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