Quand on passe huit, dix heures ou parfois davantage sur la route, manger correctement peut vite devenir compliqué. Entre les commandes qui s’enchaînent, les restaurants qui débordent de nourriture et l’envie de ne pas perdre une bonne période de livraison, le repas finit souvent par passer au second plan.
Et pourtant, avec quelques habitudes simples, il est parfaitement possible d’éviter de passer sa journée au café, aux biscuits et au fast-food.
Le problème numéro un : trouver le moment pour manger
Pour un livreur, la difficulté n’est pas toujours de trouver de la nourriture. À Bruxelles, ce n’est évidemment pas ce qui manque.
Le problème, c’est surtout de s’arrêter.
À midi, les commandes commencent à tomber. Le soir, même chose. Et lorsqu’une application enchaîne les courses, prendre trente minutes pour manger peut donner l’impression de laisser de l’argent sur la table.
Résultat : on reporte le repas.
Puis encore un peu.
Et vers 16 heures, on se rend compte qu’on n’a pratiquement rien mangé depuis le matin.
Le piège du « je mangerai quelque chose en route »
C’est probablement la solution la plus facile… et celle qui peut rapidement coûter cher.
Une boisson ici, un sandwich là, quelques biscuits à la station-service et éventuellement un hamburger entre deux commandes : chaque achat paraît insignifiant.
À la fin du mois, beaucoup moins.
Sans compter que ce genre de repas pris dans l’urgence n’est pas toujours très rassasiant. Une heure plus tard, on a de nouveau faim.
Le plus simple : préparer quelque chose avant de partir
Pas besoin de transformer son sac de livraison en cuisine ambulante.
Quelques aliments faciles à transporter suffisent :
- sandwiches ou wraps préparés à la maison ;
- bananes, pommes ou autres fruits faciles à manger ;
- fruits secs ou noix ;
- yaourt ou fromage blanc si l’on dispose d’un petit sac isotherme ;
- œufs durs ;
- salade de pâtes, de riz ou de pommes de terre dans une boîte hermétique ;
- bouteille d’eau suffisamment grande.
L’objectif n’est pas de préparer un repas gastronomique. Il s’agit surtout d’avoir quelque chose disponible immédiatement lorsque la faim arrive.
Le sandwich reste difficile à battre
Pour un livreur, le bon vieux sandwich possède énormément d’avantages.
Il ne demande ni assiette, ni couverts, ni micro-ondes. Il peut être mangé sur un banc, dans un parc ou pendant une pause entre deux commandes.
Avec du pain, une source de protéines, quelques légumes et éventuellement un fruit à côté, on obtient déjà quelque chose de beaucoup plus consistant que trois biscuits avalés devant un restaurant.
Deux sandwiches préparés à la maison peuvent d’ailleurs sauver une très longue journée.
Attention à la chaleur
En été, il faut évidemment être plus prudent avec ce qu’on transporte.
Mayonnaise, viande, produits laitiers et certains plats préparés ne devraient pas rester des heures dans un coffre ou un sac exposé à la chaleur.
Un petit sac isotherme avec un pain de glace devient alors très pratique.
Il ne prend presque pas de place et permet de transporter beaucoup plus facilement un vrai repas.
Et le café ?
Le café est probablement l’un des carburants officieux du métier.
Un café de temps en temps ne pose évidemment pas problème pour la plupart des gens. Mais il ne remplace ni l’eau ni un repas.
Lorsqu’il fait chaud et qu’on roule pendant plusieurs heures, garder une bouteille d’eau à portée de main est probablement l’habitude la plus simple à adopter.
Le meilleur système reste souvent de boire régulièrement quelques gorgées plutôt que d’attendre d’avoir très soif.
Faut-il prendre une vraie pause ?
Même dix ou quinze minutes peuvent faire une différence.
Manger tranquillement permet aussi de couper momentanément avec les notifications, la circulation, les restaurants et la recherche permanente de la prochaine commande.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, une petite pause ne ruine pas nécessairement la journée.
Une demi-heure passée à manger correctement peut être préférable à plusieurs heures passées à rouler fatigué, affamé et de mauvaise humeur.
La solution réaliste
Pour un livreur qui travaille toute la journée, l’alimentation parfaite n’existe probablement pas.
Certaines journées seront organisées. D’autres finiront avec un sandwich acheté à 22 heures dans une station-service.
Mais quelques habitudes changent déjà énormément les choses :
préparer quelque chose avant de partir, emporter de l’eau, avoir une petite réserve alimentaire et accepter de s’arrêter quelques minutes lorsqu’on a faim.
Finalement, manger correctement lorsqu’on livre toute la journée est tout à fait possible.
Le plus difficile n’est pas de savoir quoi manger.
C’est simplement de penser à manger avant que l’application n’envoie la prochaine commande.